
j'arrive pas à croire que c'est déjà fini. ça fait déjà pas mal de temps, mais cette année je n'ai rien vu venir. et nous voilà au mois d'octobre, l'espoir en berne alors que le mauvais temps nous amènera son lot de déprimes pour les prochains 6 mois. comme d'hab. le temps défile trop vite, et c'est en sortant ma veste polaire Quechua du dimanche et mes pantoufles doublées en moumoute que je me suis rendue compte du truc. j'ai envie d'croire que ce sera encore possible, les jolis garçons qui courent sur la plage avec la mèche au vent et le hoodie american apparel un peu moulant. mais non. non. non. il faut attendre un an, ou presque, pour ça. il ne nous restera plus que les clopes en plein vent, le froid glacial qui nous bleuit les ongles et la pluie battante sous un ciel trop lourd. emmitouflée sous mes 3 écharpes que j'enroule ensemble, le keffieh vert foncé, la noire qui gratte et celle en crochet avec les gros trous au milieu, j'ai la mort dans l'âme. même pas de chaleur humaine puisqu'ils sont tous partis, Zatch, Flafla. j'peux même pas compter sur leurs bras chauds pour passer l'automne. ça m'énerve, ça.








